Etape 2 : Puerto Madryn et la péninsule Valdes

Pour le trajet Bariloche Puerto Madryn, nous avons le droit au bus « grande classe », les sièges sont larges et confortables, nous avons de bonnes couvertures et des petits oreillers, on nous sert un thé et des biscuits en arrivant puis un repas chaud ! On adore être traités de la sorte 😉

Nous traversons le pays d’est en ouest pour atteindre l’océan Atlantique et la péninsule Valdes. C’est navrant de devoir faire ce trajet d’une seule traite, sans découvrir le centre du pays mais ce n’est pas un choix au hasard, nous avons un rendez-vous ici… avec les baleines !
Cette région est le refuge des baleines franches australes pour venir fricoter, on peut y observer aussi à cette saison, des éléphants de mer.

Une fois nos affaires déposées à l’hôtel, nous sommes pris en charge par la patronne et deux clients qui nous expliquent ce que nous pouvons faire dans le coin, quelle est l’agence la moins chère pour louer une voiture, où trouver de l’argent, etc. On adore ce contact facile que possèdent beaucoup d’argentins, il y a toujours quelqu’un prêt à vous aider et con mucho gusto ! Jé se charge des formalités en ville et revient avec un sourire jusqu’aux oreilles : il a vu des baleines ! Même pas besoin d’aller les chercher sur la péninsule ou à quelques milles de la côte, elles se pavanent tranquillement pas loin de la plage du centre. Le reste de la famille à hâte de voir le spectacle.

A marée haute, les plages du littoral ont beaucoup de fond, les baleines s’approchent alors très près. Sur la plage de las Canteras, elles se trouvaient à 10 et 15m du bord. Elles virent, virevoltent, se retournent, nagent sur le dos, le flanc, piquent vers le fond, sautent, soufflent l’air par leurs évents, … On ne les voit jamais en entier, au début on a du mal à percevoir leur physionomie et les coquillages accrochés à leur tête leurs donnent un air étrange, mais c’est un spectacle extraordinaire, un vrai ballet aquatique ! On peut rester des heures à les observer, malgré le froid et le vent. Nous ferons aussi une sortie en mer pour les approcher encore de plus près.

Le soleil se lève et le spectacle commence !

Le bleu de l’océan n’est pas truqué !

Cormorans en balade et éléphants de mer à la sieste !

A bord de notre Opel un peu déglinguée, nous allons parcourir les pistes de la péninsule, en route pour l’aventure !
On traverse des zones plates et quasi désertiques, on est quasi seuls au monde, entourés de moutons et de guanacos qui s’enfuient à notre passage, et puis c’est la surprise géniale du jour : une autruche (appelée ici nandu) traverse la piste juste devant nous, on n’en croit pas nos yeux ! On sera maintenant à l’affût pour en capturer une avec l’objectif.

La région est certes réputée pour ces animaux marins, suivant les saisons se succèdent ici les orques, les manchots de Magellan, divers types de dauphins (dont ceux de Fitz Roydes), mais c’est une réserve aussi de nandus (autruches), maras (lièvres de Patagonie, trop rapides pour notre objectif photo 😉 ), de milliers d’oiseaux, des renards gris, des rongeurs, des tatous (pas vus!). Lors de nos balades, nous serons donc à l’affût pour observer ce beau monde.

Pendant ces quelques jours ici, nous ravirons encore du beau spectacle de la nature. Grimpés sur les cerros de la côte, on admire l’océan et ses couleurs. Par contre, on ne serait pas contre quelques degrés de plus ! Le souci c’est que les hôtels sont chauffés en Argentine (même surchauffés) donc on subit des « chocs termites » (dixit Jonas) à chaque sortie !

Cliquez sur ces deux images pour les agrandir

Nous ferons une dernière balade sur le sable de la plage du centre avec Cédrik et ses enfants, Ambre, Francisco et Maximo, rencontrés à l’hôtel, histoire de bien nous dégourdir les jambes avant notre futur périple en bus. Ainsi, nous avons décidons de piquer au nord, à la frontière du Paraguay, et sans pause à Buenos Aires… 2400 km, un truc de malades !

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